Surveillance environnementale

Utilisation des égouts

Bon nombre de substances ne peuvent être rejetées dans le réseau d’égouts, car elles pourraient mettre en danger les travailleurs, endommager le réseau de l’Université, perturber le processus de traitement de la Ville d’Ottawa et polluer nos rivières. L'Université est donc tenue de se conformer au Règlement sur l'utilisation des égouts de la Ville d'Ottawa (no 2003-514) qui comprend plus de 87 paramètres. Les produits chimiques qui ne figurent pas dans ce règlement (par exemple, l’acétone) ne peuvent être jetés dans les égouts, peu importe leur concentration.

Comment savoir si l'université se conforme au Règlement?

L’Université travaille en étroite collaboration avec la Ville d’Ottawa pour s’assurer que nos pratiques d’élimination des produits chimiques sont conformes aux exigences de la Ville. Pour ce faire, des échantillons sont prélevés à divers endroits de notre campus principal et de notre campus Roger-Guindon, à intervalles aléatoires et ciblé.

Que faire en cas de dépassement des limites autorisées?

Lorsqu’il y a dépassement des limites autorisées, le département de gestion environnementale mène enquête avec les facultés et les services appropriés pour déterminer d’où provient le dépassement et aider les parties responsables à élaborer des stratégies d’atténuation. Nous mettons l’accent sur la collaboration avec les facultés et les services afin de mettre en œuvre des solutions réalisables et à long terme pour respecter la réglementation sur les rejets d’eaux usées.

Préoccupations à l’Université d’Ottawa

Le BGR et la Ville d’Ottawa ont relevé certains dépassements récurrents dans nos rejets d’eaux usées, dépassements que nous estimons préoccupants et que nous surveillons de près. Par exemple : acétone, dichlorométhane, matières en suspension, demande biochimique en oxygène, phosphore total, azote Kjedahl et quelques autres. Parmi les équipements et activités récemment investigé sur le campus, notons le rejets de bouillons de culture cellulaire, dispositifs d’aspiration d’eau, évaporateurs rotatifs, extractions, lavage de verrerie et autres.

Qu'est-ce que j'ai le droit de poser dans l'évier ?

Uniquement de l’eau et du savon à mains sans phosphate. Consulter les lignes directrices concernant les rejets à l’égout pour obtenir la liste des substances interdites et de plus amples renseignements. Toute autre substance, y compris les substances non dangereuses (c.-à-d. les boutures d'échantillons, les produits alimentaires, la terre et la saleté) est également interdite.Vous pouvez demander une revue de votre déchets dangereux afin de déterminer s'il est autorisé pour le rejet dans les égouts. Consulter les lignes directrices concernant les rejets à l'égout pour obtenir la liste des substances interdites et de plus amples renseignements.

Surveillance à long terme des sites contaminés

Les anciens sites industrielles contaminés sont des propriétés abandonnées, inexploitées ou sous-utilisées où les actions passées ont causé une contamination environnementale, mais qui présentent toujours une possibilité de réaménagement ou un potentiel économique. Le Bureau de la gestion des risques est chargé de surveiller les niveaux de contamination de certains sites contaminés distincts pour déterminer si la contamination se propage, augmente, diminue ou demeure la même.

 

Les activités de surveillance peuvent être menées par diligence ou pour surveiller une propriété qui pourrait faire l’objet de projets de construction à venir. La contamination peut se situer dans les eaux souterraines ou le sol, ce qui, selon les futures activités prévues, pourrait nécessiter des mesures d’assainissement. Le bureau de la gestion du risque effectue ou coordonne donc les services suivants :

Puits de surveillance des eaux souterraines

  • Échantillonnage des eaux souterraines

Le but de l’échantillonnage des eaux souterraines est de prélever des échantillons représentatifs de l’aquifère à l’emplacement d’un puits. Vous remarquerez peut-être des puits sur le campus – ceux-ci ont été aménagés pour permettre aux techniciens d’accéder facilement à l’aquifère pour pomper l’eau et en recueillir des échantillons à analyser en laboratoire. Différents paramètres peuvent être échantillonnés, notamment la chimie générale (exemple : pH), la chimie des composés organiques volatils (COV), les composés organiques semi-volatils (COSV), les nutriments, etc.  Les résultats des échantillons d’eau souterraine doivent être conformes au Règlement de l’Ontario 153/04 (modifié le 15 avril 2011) pour le tableau 3 (sites situés à plus de 30 mètres d’un plan d’eau) et le tableau 9 (sites situés à moins de 30 mètres d’un plan d’eau). 

Le but de l’échantillonnage du sol est de prélever des échantillons à différents endroits et à différentes profondeurs afin d’évaluer l’étendue de la contamination d’un site et la nature de celle-ci. Afin de prélever des échantillons à différentes profondeurs (généralement pour la phase II de l’évaluation environnementale d’un site), il peut être nécessaire de creuser des tranchés d'explorations. Le sondage d’essai est une excavation peu invasive qui permet d’examiner les conditions souterraines sur un chantier de construction potentiel en creusant de multiples excavations, généralement de 1 m sur 1 m.

Fosse d'essai

Exemple de puits d'essai utilisé pour l'évaluation de la contamination

 

 

Gestion des eaux pluviales
Bâtiment universitaire identifiant les systèmes de plomberie souterrains

Drains pluviaux et les conduites d'égout. Le tuyau d’égout est dirigé vers l’usine de traitement de la ville et les drains pluviaux est dirigé vers la rivière Rideau

Les égouts pluviaux sont conçus pour acheminer les eaux de ruissellement et autres eaux de drainage d’un site directement dans les ruisseaux, rivières et autres plans d’eau locaux, sans traitement. Ces réseaux ne sont donc pas conçus pour transporter des eaux usées ou recevoir des déchets dangereux. Les eaux de ruissellement sont transportées dans des tuyaux souterrains ou des fossés à ciel ouvert et déversées, non traitées, dans les cours d’eau locaux, les rivières et autres plans d’eau de surface. Étant donné que l’eau des égouts pluviaux n’est pas traitée, les règlements sur les égouts pluviaux sont stricts afin de protéger le plan d’eau à l’autre extrémité de la conduite, ainsi que pour limiter l’impact des eaux usées non traitées sur la santé de la population.

Comme dans le cas des égouts unitaires et sanitaires, l’Université est tenue de se conformer au Règlement sur l'utilisation des égouts de la Ville d'Ottawa (no 2003-514), qui comprend plus de 87 paramètres sur la qualité des eaux usées rejetées dans les égouts pluviaux. De plus, tout système d'évacuation des eaux pluviales de l'Université nécessite un certificat d'autorisation délivré par le gouvernement provincial (tel que prévu à l’article 53 de la Loi sur les ressources en eau de l’Ontario).

Conformément aux autorisations environnementales pour les systèmes d'égouts pluviaux de l’Université, ces systèmes sont inspectés et entretenus annuellement. 

Il est également important de s'assurer que les égouts pluviaux sont protégés en cas de travaux de construction afin d'atténuer la possibilité de contamination ou de dépassement du règlement municipal.

N’OUBLIEZ PAS : tout ce qui va dans nos égouts pluviaux se rend directement à la rivière Rideau.

L’article 53 de la Loi sur les ressources en eau de l’Ontario exige la mise en place d’OCE et d’un centre de décision pour la gestion des eaux pluviales.

Rapports réglementaires

Les rapports réglementaires exigés par la ville d'Ottawa de façon régulières afin d’évaluer et de confirmer la conformité aux normes environnementales applicables de l'Université. Par conséquent, la production de rapports réglementaires est une activité essentielle pour l’Université d’Ottawa et exige un effort concerté du bureau de la gestion du risque et des facultés et services concernés. Voici quelques exemples de tels rapports réglementaires :

Rapport de déversement

Les déversements majeurs doivent être signalés à un superviseur ou au Service de la protection le plus rapidement possible. Le département de la gestion environnementale signalera tous les déversements qui touchent l’environnement. La partie responsable de tout déversement doit remplir un formulaire de rapport d’incident pour signaler et décrire le déversement dans les 24 heures suivant l’incident.

Autosurveillance des rapports sur l'utilisation des égouts

Le BGR et la Ville d’Ottawa ont relevé certains dépassements récurrents dans nos rejets d’eaux usées, dépassements que nous estimons préoccupants et que nous surveillons de près. La Ville d’Ottawa exige également le prélèvement d’échantillons au hasard et à des intervalles précis pour s’assurer que l’Université se conforme au règlement. Ces résultats, ainsi que d’autres éléments de rapport exigibles, sont communiqués à la Ville d’Ottawa par le Bureau de la gestion du risque.

Déclaration des émissions atmosphériques

L’Université a la responsabilité de faire le suivi de ses émissions atmosphériques et, selon le cas, faire les déclarations nécessaires aux organismes gouvernementaux. Depuis 2002, toutes les universités doivent déclarer leurs émissions atmosphériques au ministère de l’Environnement. À l’Université d’Ottawa, cette tâche incombe au bureau du développement durable.

Réservoirs hors sol / souterrains

Des réservoirs d'entreposages de matières dangereuses sont utilisés à divers endroits sur le campus pour entreposer du combustible pour les génératrices d’urgence et l’équipement de chauffage.

L'entreposage des combustibles liquides est assujetti à divers règlements, dont la Loi sur les normes techniques et la sécurité (2000) et le Règlement de l'Ontario 213/01 sur le mazout. Ces règlements comprennent des exigences techniques pour les réservoirs d'entreposage de carburant et des exigences de formation pour ceux qui installent et les entretiennent. Tous les réservoirs d'entreposage de carburant de l'Université d'Ottawa sont installés conformément au code d'installation des appareils de combustion au mazout de l'Ontario. Les réservoirs de l'Université sont à double paroi et comprennent de l'équipement de sécurité, y compris des capteurs de remplissage et des bermes de confinement.

Le department de gestion environnementale tient à jour un plan de gestion des réservoirs de stockage, lequel comprend un registre complet de l’emplacement et des détails de construction des réservoirs, de même que les procédures pour détecter les problèmes en amont et maintenir les systèmes en bon état de fonctionnement.

Réservoirs diesel d'urgence

Réservoirs diesel d’urgence alimentant les groupes électrogènes de secours D’Iorio et Gendron

 

Générateur de secours en dehors de Marion

Génératrice d'urgence en dehors de Marion

 

Inspection et audits
Deux personnes installant une clôture à limon
Les entrepreneurs installent une barrière anti-érosion pour assurer le contrôle des sédiments sur un chantier.

Les termes « audits » et « inspections » sont souvent utilisés de façon interchangeable, mais ils sont fondamentalement différents. Si l’on se réfère au cycle « planifier, faire, vérifier, agir » pour établir une distinction entre les deux concepts, les inspections appartiennent à la catégorie « faire », tandis que les audits relèvent de la catégorie « vérifier ». L’inspection est généralement une action qu’un site est tenu d’entreprendre en vertu d’une exigence réglementaire. L’audit, lui, est un processus qui consiste à vérifier que les exigences réglementaires ont été respectées – y compris que les inspections requises ont été effectuées.

Le Bureau de la gestion du risque effectue des audits informels en collaboration avec la communauté universitaire sur les campus pour s’assurer que les stratégies environnementales sont conformes aux règlements applicables. Par exemple, les membres de l’équipe du BGR se promèneront sur le campus pour s’assurer que les barrières anti-érosion et les dispositifs de protection des regards d'égouts pluviaux sont en place et fonctionnels sur les chantiers de construction pour protéger les égouts de l’Université d’Ottawa.

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