ALARA

Aperçu

ALARA, acronyme de l’anglais « As Low As Reasonably Achievable », en français « niveau le plus faible qu’il soit possible d’atteindre », est un principe fondamental de radioprotection pour réduire au minimum l’exposition au rayonnement et aux rejets de substances nucléaires tout en tenant compte des facteurs socio-économiques. Ce principe de sécurité constitue également une exigence réglementaire applicable à tous les programmes de radioprotection. Le programme de radioprotection de l’Université d’Ottawa repose sur ce principe depuis plus de vingt ans. Le contrôle des stocks maintient au plus bas niveau possible la quantité et l’activité des radio-isotopes, les utilisateurs respectent les procédures et aucun utilisateur n’a reçu de dose s’approchant de la limite réglementaire.

Mise En Œuvre

La mise en œuvre d’un programme de radioprotection fondé sur le principe  ALARA, dont l’application devrait s’étendre à toute activité menée en laboratoire, n’est possible que si toutes les personnes concernées s’engagent activement envers la sécurité. Outre la mise en place du programme de radioprotection, l’Université applique le principe ALARA par la délivrance de permis internes, par la formation et l’autorisation des utilisateurs, l’approbation de l’achat des radio-isotopes, l’évaluation de l’utilisation et de l’élimination des registres, la surveillance de la contamination et les contrôles radiologiques, la lecture des données de dosimétrie ainsi que le déclassement des permis, des salles et des équipements.

 

Voici comment appliquer le principe ALARA en laboratoire : 

 

1) Établir des procédures prévoyant une utilisation de la plus petite quantité possible de substances radioactives et la réduction au minimum du temps d’exposition au rayonnement.

2)  Porter des dosimètres, au besoin, lors de la manipulation de substances radioactives. (Les DTL ne peuvent pas détecter l’exposition au rayonnement des substances H-3, C-14, S-35 ou Ca-45).

3)  Fournir des échantillons pour les tests biologiques au besoin. (L’iode I-125 ou I-131 non lié peut s’accumuler dans la glande thyroïde d’une personne manipulant plus de 135 µCi (5 MBq) de I-125 ou de I-129 sur une surface de travail à découvert ou plus de 1,35 mCi (50 MBq) sous une hotte; cette personne doit donc participer à un programme de surveillance de la thyroïde.)

4)  Signaler tout incident ou pratique non sécuritaire à son superviseur et, si nécessaire, au spécialiste de la radioprotection.

5)  Connaître les risques de rayonnement, les niveaux d’exposition et les moyens de contrôle en vigueur dans son laboratoire.

6)  Connaître les procédures et les mesures d’urgence.

Atténuation De L’exposition Externe Au Rayonnement

Les trois principes suivants peuvent être utilisés pour limiter l’exposition au rayonnement :

1) Temps – Réduire au minimum le temps d’exposition réduit directement la dose de rayonnement.

2) Distance – Multiplier par deux la distance entre le corps et la source de rayonnement divise par 4 l’exposition.

3) Blindage – Utiliser des matériaux amortisseurs, comme le Plexiglas pour les particules bêta et le plomb pour les rayons X et gamma, réduit efficacement l’exposition.

Atténuation De L’exposition Interne Au Rayonnement

Les pratiques suivantes réduisent les risques d’exposition interne au rayonnement :

1) L’application de bonnes techniques d’hygiène interdisant la consommation d’aliments et de boissons dans les laboratoires et le contrôle des gestes comportant le contact des mains avec la bouche.

2)  Essais par frottement et contrôles radiologiques fréquents des zones de travail, des réfrigérateurs, des hottes, des éviers, des téléphones et des claviers d’ordinateur.

3)  Contrôle de la contamination avec du papier absorbant et des bacs de rétention, l’étiquetage appropriée des contenants de déchets et des équipements, ainsi que la décontamination rapide de toute contamination détectée.

4)  Utilisation d’une hotte pour éviter que des substances en suspension (p. ex. vapeurs, poussière, aérosols) soient inhalées par les travailleurs.

5) Port d’équipements protecteurs tels que des gants jetables, des lunettes de sécurité et un sarrau.

Contrôle De L’exposition

Les doses sont enregistrées dans les radiamètres thermoluminescents (TDL) fournis par le Programme  de dosimétrie de Santé Canada. Les dosimètres peuvent être portés jusqu’à trois mois. À la fin de cette période, ils sont renvoyés à Santé Canada pour la lecture des doses. Les rapports d’exposition sont générés et envoyés par Santé Canada avant que le dosimètre soit porté de nouveau. Les personnes ayant reçu une dose recevront un appel du spécialiste en radioprotection. Une enquête est déclenchée pour toute dose inhabituelle (c.-à-d. de 0,6 à 0,8 mSv) reçue par une personne. 

Limites De Dose

Les limites de dose sont établies par le Règlement sur la radioprotection de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN).

 

La dose annuelle maximale pour le corps au complet est de 1 mSv pour le grand public* et de 50 mSv pour les travailleurs du secteur nucléaire (NOUVEAU).

La dose annuelle maximale pour les extrémités (mains, pieds) est de 50 mSv pour le grand public*, et de 500 mSv pour les travailleurs du secteur nucléaire.

 

*Selon les critères de la CCSN, les employés de l’Université d’Ottawa appartiennent à la catégorie « grand public ».

Champs De Rayonnement

Les contrôles radiologiques sont habituellement effectués par le spécialiste de la radioprotection lors de l’inspection complète du laboratoire. Une enquête est déclenchée lorsque des champs de rayonnement anormaux (habituellement 5 fois au-delà de la limite permise) sont détectés.

Action Levels

Critères pour le déclenchement d’une enquête :

1)  Doses anormales (habituellement de 0,6 à 0,8 mSv)

2)  Champs de rayonnement anormaux (habituellement 5 fois au-delà de limite permise)

 

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