DOSIMÉTRIE

L’exposition au rayonnement doit être étroitement surveillée pour éviter tout effet potentiellement néfaste sur la santé des personnes exposées. La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a donc fixé des limites de dose pour les membres du public et pour les travailleurs du secteur nucléaire. Ces limites sont indiquées dans le tableau ci-dessous :

Limites de dose fixées par la CCSN

 

Membres du public

Travailleurs du secteur nucléaire

Corps entier, gonades, moelle osseuse

1 mSv

50 mSv

Peau, thyroïde, os

50 mSv

500 mSv

Tissus des mains, des pieds et des avant-bras

50 mSv

500 mSv

Le terme « travailleur du secteur nucléaire » désigne tout travailleur exposé à une dose de rayonnement dépassant la dose à laquelle est habituellement exposé le grand public. La classification des travailleurs dans cette catégorie se fait selon les critères suivants : le protocole de recherche, les registres antérieurs et la dose anticipée. Quiconque est considéré comme travailleur du secteur nucléaire est tenu de remplir la documentation appropriée. Le Bureau de la gestion du risque doit être informé de tout changement au protocole de recherche qui pourrait occasionner une exposition supérieure à la limite des membres du public.

Dosimètres thermoluminescents

L’Université utilise les dosimètres thermoluminescents (DTL) sous forme de bague ou de badge pour mesurer les doses. Toutes les personnes exposées au rayonnement et pouvant recevoir une dose recevront un DTL sous forme de badge. Le Bureau de la gestion du risque peut également choisir de surveiller à court ou à long terme des personnes comme des membres du personnel de soutien, des contracteurs ou des employés de métiers, qui ne travaillent pas directement avec le rayonnement, mais qui pourraient se trouver à proximité de sources de radioactivité. Les exigences de dosimétrie pour les utilisateurs autorisés se trouvent à la deuxième page du permis interne de radio-isotope. Le type de dosimètre, soit le corps en entier, les extrémités ou la bague/badge, est également indiqué sur cette page. La Commission canadienne de sûreté nucléaire exige que les personnes qui manipulent un contenant renfermant 50 MBq de phosphore-32, du samarium-153, du strontium-89 ou de l’yttrium-90 portent un dosimètre sous forme de bague.

L’hydrogène-3 et le carbone-14 émettent des particules betas tellement faibles qu’elles ne peuvent pas être détectées par la badge DTL. Le blindage intégré à la badge est fait pour imiter la protection naturelle que constitue la peau, le gras et les autres organes. Par conséquent, les personnes utilisant ces types de radio-isotopes n’utiliseront pas de badge DTL. Même si les risques d’exposition externe sont minimes des procédures doivent être suivies pour éviter une exposition interne causée par l’ingestion ou l’absorption.

La CCSN a fait une affiche indiquant des consignes sur le rangement et le porte de votre badge dosimètre. Affiche de la CCSN : Entretien et utilisation des dosimètres personnels

Les dosimètres peuvent être portés uniquement dans l’environnement de travail. Ils ne doivent pas être portés, par exemple, pendant des procédures médicales comportant du rayonnement, car le dosimètre enregistrerait une exposition non liée au travail.

Service de dosimétrie

Les services de dosimétrie sont fournis à l’Université d’Ottawa par les Services nationaux de dosimétrie (SND) de Santé Canada. Ces services sont enregistrés et approuvés par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN). Lors de votre inscription aux SND, vous aurez à fournir les informations suivantes : votre nom, votre sexe, votre date de naissance, votre lieu de naissance et votre numéro d’assurance sociale. Les personnes qui rempliront le formulaire d’inscription pour les nouveaux utilisateurs en vue de travailler dans un laboratoire renfermant des substances radioactives recevront automatiquement un dosimètre si leur situation l’exige. Les autres non-utilisateurs souhaitant avoir un dosimètre doivent communiquer avec le BGR, qui leur remettra un badge si nécessaire. 

Les SND font le suivi des doses à vie, y compris dans les situations de changements de poste ou de hiatus entre deux emplois avec doses de rayonnement. En raison du nombre élevé de personnes qui y sont inscrites, le système demande le numéro d’assurance sociale pour que les doses soient associées aux bonnes personnes.

Services nationaux de dosimétrie

Registre des doses

Les registres de doses sont envoyés tous les trois mois au BGR, qui vérifie toute lecture ou tout résultat anormal. Si une lecture soulève un doute, le BGR communiquera avec vous pour déterminer si la lecture de l’exposition résulte d’une dose individuelle survenue en raison des protocoles d’expérience ou d’un incident singulier ou d’une dose non individuelle causée par des dommages ou des pratiques d’entreposage. Le BGR surveille également les lectures pour s’assurer que les doses individuelles ne dépassent pas les doses limites de la CCSN. Si une dose s’approche de ces limites, le protocole d’expérience et votre calendrier de travail seront revus, puis modifiés si nécessaire. Pour consulter votre registre de doses, communiquez avec le BGR.

Surveillance de la thyroïde

Comme l’iode non lié est volatile, il peut facilement se concentrer dans la thyroïde si les procédures de confinement appropriées ne sont pas appliquées. La CCSN exige qu’il y ait une surveillance de la thyroïde pour quiconque utilise, dans une période de 24 heures, plus de 2 MBq (0,054 mCi) d’iode non lié -125 ou  -131 sur une surface non couverte, plus de 200 MBq (5,41 mCi) dans une hotte, ou plus de 20 GBq (541 mCi). Si vous planifiez utiliser de l’iode -125 ou -131 dont l’activité s’approche de ces limites, communiquez avec le BGR pour déterminer si vous devez participer à un programme de surveillance de la thyroïde.

Grossesse

Tous les travailleurs à l’Université sont classés dans la catégorie des membres du grand public sur la base des doses de rayonnement maximales permises; les quantités maximales de rayonnement pouvant être reçues par les travailleuses enceintes et les autres femmes sont les mêmes.

Dès qu’elles pensent être enceintes, les travailleuses doivent signaler leur état au spécialiste de la radioprotection et à leur titulaire de permis ou superviseur. Le spécialiste de la radioprotection traitera cette information de façon confidentielle si nécessaire.

Tout dépendant du risque d’exposition dans le laboratoire, les travailleuses pourraient être affectées à d’autres tâches ou participer à un service spécial de dosimétrie mensuel. Toute préoccupation doit être soulevée auprès du spécialiste de la radioprotection ou au superviseur. 

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